Créer un nouveau blog :

A propos de ce blog


Nom du blog :
lanas
Description du blog :
Bonjour ! Etymologie, années 40 et 50 ... des sujets divers que je souhaite faire découvrir !
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
14.11.2008
Dernière mise à jour :
29.01.2009

RSS

Rubriques

>> Toutes les rubriques <<
· Origine des mots et expressions (63)
· Origine des superstitions (2)
· Pin up girls des années 40 et 50 -- Pin up page (1)
· Stars de l'âge d'or de Hollywood (1940-1950) (5)

Navigation

Accueil
Gérer mon blog
Créer un blog
Livre d'or lanas
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !

Articles les plus lus

· Origine de la superstition liée au chat noir
· Origine du mot POUBELLE
· L’expression EN BAVER DES RONDS DE CHAPEAU
· Origine de l'expression PIED-NOIR
· Origine de BABORD ET TRIBORD

· Origine du mot TABAC
· Origine de JEU D'ECHECS / ECHIQUIER / CHEQUE
· Origine du mot HOMMAGE
· Origine de l'expression JEUNE FILLE AU PAIR
· Origine du mot FORAIN
· Origine du mot DIVAN
· Origine de COMPUTER / ORDINATEUR / INFORMATIQUE
· Origine de l'expression AU TEMPS POUR MOI / AUTANT POUR MOI
· Origine de DIMANCHE & SEMAINE DES QUATRE JEUDI
· Origine du mot AGENDA

Voir plus
 

Statistiques 71 articles


Derniers commentaires

belle culture générale!...
(Voir la suite)
Par Anonyme, le 17.12.2008


merci beaucoups c'est vraiment très utile et trrès instructif de plus cela m'as facilité dans mes recherche...
(Voir la suite)
Par coco974, le 15.12.2008


magnifique votre bloge...je te souhaite une très bonne continuation...j'ai appris pas mal de chose "a vrai di...
(Voir la suite)
Par madjid, le 30.11.2008


votre texte est bien et tout le blog aussi ! bon continuation! bye !lien vers mon blog...
(Voir la suite)
Par lemondededisney, le 29.11.2008


je suis curieux de ce site; je reviendrai...
(Voir la suite)
Par Brother KING, le 29.11.2008


RSS

Recherche

Pin up des années 40 et 50 -- Classic Pin up page

Publié le 29/01/2009 à 12:00 par lanas
.............. BIENTOT 100 PHOTOS SUPPLEMENTAIRES ..............

............................ SOON 100 MORE PHOTOS ...........................

PHOTO 1
Illustrateur : Gil Elvgren ( 1946)


PHOTO2
Illustrateur : Peter Driben


PHOTO3
Illustrateur : Gil Elvgren


PHOTO4
Illustrateur : Al Buell


PHOTO5
Illustrateur : Gil Elvgren


PHOTO6
Illustrateur : Gil Elvgren


PHOTO7
Illustrateur : Peter Driben


PHOTO8
Illustrateur : Gil Elvgren


PHOTO9


PHOTO10


PHOTO10 BIS
Illustrateur : Peter Driben


PHOTO11
Illustrateur : Gil Elvgren


PHOTO12
Illustrateur : Peter Driben


PHOTO13
Illustrateur : Gil Elvgren


PHOTO14


PHOTO15


PHOTO16


PHOTO17


PHOTO18


PHOTO 19
Illustrateur : Gil Elvgren


PHOTO 20
Illustrateur : Gil Elvgren


PHOTO20 BIS
Illustrateur : Peter Driben


PHOTO 21


PHOTO 22
Illustrateur : Gil Elvgren



PHOTO 23
Illustrateur : Gil Elvgren (1949)



PHOTO 24


PHOTO 25
Illustrateur : Joyce Ballantyne


PHOTO 26


PHOTO 27
Illustrateur : Peter Driben


PHOTO 28
Illustrateur : (1943)


PHOTO29
Illustrateur : Gil Elvgren


PHOTO30


PHOTO31
Illustrateur : Gil Elvgren (1948)


PHOTO32


PHOTO33
Illustrateur : Peter Driben


PHOTO34


PHOTO35


PHOTO36
Ilustrateur : Gil Elvgren


PHOTO37


PHOTO38
Ilustrateur : Gil Elvgren


PHOTO39


PHOTO40


PHOTO40 BIS



PHOTO41
Illustrateur : Baron Von Lind


PHOTO42


PHOTO43


PHOTO44
Illustrateur : Gil Elvgren (1939)


PHOTO45
Ilustrateur : Gil Elvgren


PHOTO46


PHOTO47
Illustrateur : Vaughan Alden Bass


PHOTO48
Illustrateur : Peter Driben


PHOTO49


PHOTO50


PHOTO51


PHOTO52


PHOTO53
Illustrateur : Gil Elvgren 1946


PHOTO54


PHOTO55


PHOTO56
Illustrateur : Gil Elvgren



PHOTO57


PHOTO58


PHOTO59
Illustrateur : Al Buell


PHOTO60


PHOTO61


PHOTO62


PHOTO63


PHOTO64


PHOTO65


PHOTO66
Illustrateur : Gil Elvgren


PHOTO67


PHOTO68


PHOTO69


PHOTO70


PHOTO71


PHOTO72


PHOTO73


PHOTO74


PHOTO75
[URL=http://www.casimages.com]
[/URL]

PHOTO76
Illustrateur : Bill Medcalf


PHOTO77


PHOTO78



PHOTO79
Illustrateur : Gil elvgren (1957)


PHOTO80
Illustrateur : Baron Von Lind


PHOTO81
Illustrateur : Gil Elvgren


PHOTO82
Illustrateur : Gil Elvgren


PHOTO83
Illustrateur: Gil Elvgren (1940)


PHOTO84


PHOTO85
Illustrateur : Gil Elvgren


PHOTO86


PHOTO87


PHOTO88


PHOTO89


PHOTO90


PHOTO91


PHOTO92
Illustrateur : K. Munson


PHOTO92


PHOTO93


PHOTO94


PHOTO95


PHOTO96


PHOTO97


PHOTO98


PHOTO99


PHOTO100


PHOTO101


PHOTO102


PHOTO103


PHOTO104


PHOTO105


PHOTO106


PHOTO107


PHOTO108


PHOTO109


PHOTO100


PHOTO111



PHOTO112


PHOTO113



PHOTO114


PHOTO115


PHOTO116


PHOTO117


PHOTO118


PHOTO119


PHOTO120


PHOTO121


PHOTO122


PHOTO123


PHOTO124


PHOTO125


PHOTO126


PHOTO127




PHOTO128


PHOTO129


PHOTO130
Ilustrateur : Gil Elvgren


PHOTO131


PHOTO132


PHOTO133


PHOTO134


PHOTO135



PHOTO136


PHOTO137


PHOTO138


PHOTO139


PHOTO140


PHOTO141


PHOTO142


PHOTO143


PHOTO144


PHOTO145


PHOTO146


PHOTO147


PHOTO148


PHOTO149


PHOTO150


PHOTO151


PHOTO152


PHOTO153


PHOTO154



PHOTO155


PHOTO156


PHOTO157


PHOTO158


PHOTO159


PHOTO160


PHOTO161


PHOTO162


PHOTO163


PHOTO164


PHOTO165


PHOTO166



PHOTO167


PHOTO168


PHOTO169


PHOTO170


PHOTO171


PHOTO172


PHOTO173


PHOTO174


PHOTO175


PHOTO176


PHOTO177


PHOTO178


PHOTO179


PHOTO180


PHOTO181


PHOTO182


PHOTO183



PHOTO184


PHOTO185


PHOTO186


PHOTO187


PHOTO188


PHOTO189


PHOTO190


PHOTO191


PHOTO192


PHOTO193


PHOTO194


PHOTO195


PHOTO196


PHOTO197


PHOTO198


PHOTO199


PHOTO200


PHOTO201


PHOTO202


PHOTO203


PHOTO204


PHOTO205


PHOTO206


PHOTO207


PHOTO208
Illustrateur : Gil Elvgren


PHOTO209
Illustrateur : Gil Elvgren


PHOTO210
Illustrateur : Gil Elvgren


PHOTO211


PHOTO212
Illustrateur : Gil Elvgren


PHOTO213


PHOTO214


PHOTO215


PHOTO216


PHOTO217
Illustrateur : Gil Elvgren


PHOTO218
Illustrateur : Gil Elvgren


PHOTO219
Illustrateur : Gil Elvgren


PHOTO220


PHOTO221


PHOTO222


PHOTO223


PHOTO224


PHOTO225


PHOTO226


PHOTO227


PHOTO228


PHOTO229


PHOTO230
Illustrateur : Gil Elvgren


PHOTO231


PHOTO232
Illustrateur : Gil Elvgren


PHOTO233


PHOTO234


PHOTO235
Illustrateur : Gil Elvgren


PHOTO236
Illustrateur : Earl Moran


PHOTO337
Illustrateur : D'Ancona


PHOTO338
Illustrateur : V. Alden Bass


PHOTO339
Illustrateur : Gil Elvgren


PHOTO340
Illustrateur : Gil Elvgren


PHOTO341
Illustrateur : Gil Elvgren


PHOTO342
Illustrateur : Gil Elvgren


PHOTO343
Illustrateur : Gil Elvgren


PHOTO344
Illustrateur : Gil Elvgren


PHOTO345


PHOTO346


PHOTO347


PHOTO348


PHOTO349


PHOTO350


PHOTO351


PHOTO352


PHOTO353


GENE TIERNEY, la beauté angoissée

Publié le 18/12/2008 à 12:00 par lanas

.................................. VOIR CI-DESSOUS ..................................



1


2


3


4


5


6


7


8


9




10


11


12


13


14


15


16




17


18




19


20


21


22


23


24




25


26


27


28


29


30


31


32


33


34


35


36


37


38





VERONICA LAKE, la blonde à la chevelure dangereuse

Publié le 18/12/2008 à 12:00 par lanas


Durant la deuxième guerre, l'actrice Veronica Lake lança la mode
de la chevelure longue avec une mèche tombant sur l'oeil droit.

Ce style connut un succès énorme. Dans les usines où les
femmes travaillaient pour soutenir l'effort de guerre, cette
coiffure occasionna des accidents si nombreux que l'Etat
américain dut obliger les ouvrières à attacher leurs cheveux ...















































RITA HAYWORTH, la pin up atomique

Publié le 18/12/2008 à 12:00 par lanas

Pourquoi atomique, me direz-vous ? Parce que, durant la
deuxième guerre mondiale, la pin up Rita Hayworth fut si
celèbre et si admirée qu'elle fut dessinée sur l'avion qui lacha
la première bombe atomique sur l'atoll de Bikini...


1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

13

14

15

16

17

18

19

20

21
















































LANA TURNER, la fille au pull-over

Publié le 18/12/2008 à 12:00 par lanas

AVA GARDNER, la féline

Publié le 18/12/2008 à 12:00 par lanas
PHOTO 1


VOIR CI-DESSOUS

PHOTO 2


PHOTO 3


PHOTO 4


PHOTO 5


PHOTO 6


PHOTO 7


PHOTO 8


PHOTO 9


PHOTO 10


PHOTO 11


PHOTO 12


PHOTO 13


PHOTO 14


PHOTO 15


PHOTO 16


PHOTO 17


PHOTO 18


PHOTO 19


PHOTO 20


PHOTO 21




PHOTO 22


PHOTO 23


PHOTO 24


PHOTO 25


PHOTO 26


PHOTO 27


PHOTO 28


PHOTO 29


PHOTO 30


PHOTO 31


PHOTO 32


PHOTO 33


PHOTO 34


PHOTO 35


PHOTO 36


PHOTO 37


PHOTO 38


PHOTO 39


PHOTO 40







Origine de l'expression PORTER UN TOAST / TOSTE

Publié le 16/12/2008 à 12:00 par lanas

Noël approchant à grands pas, je ne manquerai pas, ce jour-là, de porter un toste à votre
santé, chers lecteurs. Aussi vous prie-je de bien vouloir tendre vos verres, que je puisse
y jeter ma petite mouillette de pain rôti …

Car c'est bien un petit bout de pain grillé qui est à l'origine de cette expression : la tostée,
que l’on mangeait en guise d’amuse-bouche en France, au XVème siècle.

Séduits par la pratique, nos amis anglais nous l’empruntèrent, d’où la double orthographe
porter un toste (version française) et porter un toast (version anglaise).

Suite ci-dessous :



Nos voisins d’outre-Manche inventèrent un jeu pour accompagner la tostée. Lorsqu’un homme
avait des vues sur une dame, il réunissait ses amis pour porter un toast à la belle. Il s’agissait
de remplir une coupe de vin et d’y jeter la tostée. Chacun buvait à tour de rôle. Le galant
buvait en dernier et mangeait la fameuse tostée, à la santé de son aimée. De grands débats
avaient lieu pour savoir si la dame était toastable...

Les Anglais conservèrent cette coutume très longtemps, d’où certainement la prédominance
de l’orthographe anglaise. Au XVIIIème siècle, quelques Français de passage en Angleterre
furent séduits par cette pratique et ramenèrent au pays l’expression ainsi que l’usage. Voilà
pourquoi, depuis lors, nous portons des toasts (ou des tostes).

Aujourd'hui, nous ne trempons plus du pain grillé dans notre vin et porter des tostes n'est
plus réservé, comme autrefois, aux seuls beaux yeux d'une femme ; la coutume s'est étendue
à tous. Et puisque nous parlons d’yeux, connaissez-vous cette expression dont les racines
plongent jusqu’au moyen âge : trinquer dans les yeux avec quelqu’un ?


TRINQUER DANS LES YEUX AVEC QUELQU'UN


A une époque où les empoisonnements n’étaient pas peu courants, on prit l’habitude, pour
échapper à l’angoisse de boire avec quelqu’un qui avait peut-être versé de la ciguë dans
votre verre, d'entrechoquer les verres bien fort afin que les liquides se mélangent ...



On ne se lâchait pas du regard jusqu’à avoir complètement avalé la première gorgée. Cette
coutume avait pour but de prouver à l'autre que l’on n’avait rien à se reprocher. Si cette très
ancienne méfiance est obsolète de nos jours, il est toujours d’usage de regarder dans les
yeux la personne avec laquelle on trinque au moment où les verres se choquent l'un contre
l'autre. Le non respect de cette coutume est considérée par beaucoup, et dans de nombreux
pays, comme une impolitesse ...

A votre bonne santé, donc, chers lecteurs, que je ne peux, hélas, pas regarder dans les yeux !

Origine du mot GIRON

Publié le 16/12/2008 à 12:00 par lanas

Un petit jeu auquel je me suis souvent livré avec mes étudiants ; je vous invite à
le faire. Si je dis : Cet homme est resté trop longtemps dans le giron de sa mère...
que comprenez-vous ? A tout coup, on répondra : "près du coeur de sa mère".

Faux !

Le giron, terme germanique, désigne un pan de vêtement, en particulier entre la taille
et le genou. En ancien français, il s’est croisé avec le verbe girer, qui signifie "tourner"
(pensez à giratoire), et il a désigné la forme incurvée que prend la robe quand on est
assis, entre les jambes.

Le giron est très pratique pour les cuisinières : ma grand-mère y cassait des noix; et je
me souviens de son geste, quand elle avait terminé, pour éliminer les particules en se
redressant, elle tirait sur son tablier, elle défaisait le giron.

Le giron est commode pour les nourrices. Il constitue un berceau à la fois provisoire et
accueillant. Pensez à ce conte populaire : pour savoir, entre deux femmes, laquelle est
la vraie mère de l’enfant, on les fait asseoir et on fait tomber l’enfant. La fausse, pour
l’intercepter, serre les genoux ; la vraie, pour le recueillir, écarte les genoux. Elle le
reçoit maternellement dans son giron.

Suite ci-dessous :



Par métaphore, le mot est devenu synonyme de protection : « Une paysanne sur le giron
de laquelle une petite fille est endormie », écrit Diderot. Dans un sens plus étendu :
"rentrer/retourner dans le giron de", c'est-à-dire revenir à une société, à un emploi qu'on
avait quitté : "Il est retourné dans le giron de l'Église", "Il a été longtemps éloigné de
l'Université, mais il vient de rentrer dans le giron"...

(Texte basé sur les études de l'éminent linguiste Bernard Cerquenglini)

Origine de la superstition liée au chat noir

Publié le 30/11/2008 à 12:00 par lanas


La crainte du chat noir est étroitement liée à une période complexe de l'histoire qui fut
nommée La chasse aux sorcières ...

Cet animal, domestiqué en Égypte vers 3000 av. J.C, fut longtemps divinisé et protégé.
Voir un chat traverser le chemin devant soi était alors de bon augure. Lorsque les Grecs
découvrirent cet animal, ils lui attribuèrent le nom de galê. Les Romains l’appelaient
felis (pensez à félin, félidé, etc.) ou cattus, issu du latin cattire, "guetter".

Certaines légions romaines arboraient même l’effigie de cet animal sur leur bannière,
symbolisant l’indépendance. Le poète grec Aristophane (Vème siècle av. JC) cite, lui,
le fructueux commerce du chat au marché d'Athènes.

Suite ci-dessous :



Les chats se propagèrent dans toute l’Europe au cours des conquêtes romaines, mais il
fallut attendre le IVème siècle après J.C. et la disparition des cultes païens pour que cet
animal soit ramené à son rôle de chasseur de vermine.

Ce n’est qu’en 1175 que le mot chat passe dans la langue française. Il remplace alors
cattus et autres termes latins. Remarquons que cattus est à l'origine du mot chat dans
plusieurs langues : cat (en anglais), katze (en allemand), kat (en néerlandais) gato
(en espagnol et en portugais), gatto (en italien).

LE CHAT NOIR

La crainte du chat, et surtout du chat noir, apparut dans l’Europe médiévale au XIIIème
siècle, et plus particulièrement en Angleterre.

Suite ci-dessous :



Le christianisme imprégnait alors toutes les couches de la société européenne. Au début du
XIIIème siècle, l’Eglise était en pleine lutte contre les sectes hérétiques (Cathares, Vaudois,
Albigeois, Béguines, etc.) et voit apparaître de nombreuses sectes pratiquant sorcellerie,
magie noire et satanisme.

Or, dans les cérémonies de magie noire au moyen âge, le chat noir jouait un rôle particulier :
il était la victime qu’on offrait en sacrifice au diable. Les adeptes du satanisme considéraient
pour leur part que le diable s’incarnait en chat noir : l’animal était ainsi adoré par les disciples
au cours des rituels.

Suite ci-dessous :



Sorciers et sorcières furent également associés au chat noir. Les sorcières s’entouraient
de chats et prétendaient partager avec leur animal les pouvoirs que leur accordait le diable
(une croyance voulait que la sorcière soit capable de se transformer en chat neuf fois).
Sorciers et sorcières se réunissaient lors des "sabbats", des cérémonies nocturnes présidées
par le démon, incarné en grand chat noir. Des orgies y avaient lieu ; des enfants y étaient
amenés et utilisés pour les rituels.

Suite ci-desssous :



Au-delà des frontières françaises, en Ecosse, se pratiquait le rituel du "taghairm" : on offrait
au diable des chats noirs qu’on embrochait et faisait rôtir vivants. Attiré par les hurlements
des malheureux, Satan apparaissait sous la forme d’un chat et exauçait les vœux des
participants ...

Ces hérésies et cultes païens représentaient un danger pour le christianisme, la stabilité
politique du royaume et l’ordre social. Les sérieuses rumeurs d’enfants enlevés, utilisés
et sacrifiés au cours des rituels sataniques, les actes sacrilèges et blasphématoires commis
par les sectes contre les symboles chrétiens et la foi chrétienne, ansi que les liens tissés
entre le paganisme et le personnage du chat, inquiétèrent la Couronne et l’Eglise. Celles-ci
amorçèrent une campagne contre la sorcellerie, la magie noire et le satanisme.

A partir de 1229, avec l’assentiment de la Couronne, la lutte de l’Église contre les sectes
prend la forme de l’Inquisition, un tribunal organisé par le pape Grégoire IX. Des inquisiteurs
étaient chargés d'enquêter, de constater l’hérésie, puis de convertir l’éventuel coupable.
En cas d’échec, le coupable était remis aux autorité civiles qui décidaient du sort de celui-ci.

Suite ci-dessous :



C’est ainsi que débuta dans toute l’Europe ce qu’on a appelé plus tard La chasse aux sorcières,
une appellation réductrice qui, en réalité, englobait toutes les sectes, y compris les sectes
hérétiques. En effet, de nombreux hérétiques, telles les Béguines, pratiquaient au grand jour
des moeurs sexuelles scandaleuses impliquant souvent des enfants. D’autres, comme les
Vaudois, s’adonnaient à la sorcellerie.

L’association chats/sorcières n’était cependant pas nouvelle. Elle existait avant le moyen-âge.
Ainsi une légende ancienne parlait d’une déesse de l'obscurité nommée Diane, qui aima Lucifer
et en eut une fille, Aradia. Lucifer avait un chat. Il envoya sa fille et son chat sur la terre pour
enseigner aux hommes la magie noire … De même, dans l’ère pré-chrétienne, le panthéon
nordique adorait la déesse Frigga (ou Freyja), devenue sorcière, qui se déplaçait dans un char
tiré par des chats.

Suite ci-dessous :



Sorcellerie et chats noirs enflammèrent l’imagination d’une partie de la population qui se mit
à répandre les croyances les plus folles, qui échappèrent bientôt à tout contrôle et donnèrent
lieu à des abus de la part de la population. Ainsi en France, des milliers de chats, noirs et
autres, étaient brûlés chaque mois jusqu'à ce que Louis XIII mît un terme à cette cruelle
pratique.

Suite ci-dessous :



En l’absence de son prédateur naturel, la vermine proliféra dans toutes les villes du royaume.
Rats et souris grouillaient dans Paris et les grandes villes de France, ce qui permit, pense-t-on,
la prolifération de vastes épidémies telle que la peste. Les fermiers qui avaient conservé des
chats dans les campagnes s'en sortaient généralement indemnes, les chats ayant tenu les rats
à l’écart.

Contrairement à la croyance populaire, la chasse aux sorcières atteint son apogée non
pas au moyen âge mais vers la fin du XVIème siècle. Elle a été la résultante de nombreux
procès organisés pendant plus de 300 ans, particulièrement en Europe du nord. Chose
curieuse, ce phénomène, qui n’eut eut lieu qu’en Europe, s’épuisa brusquement et
simultanément au début du XVIIème siècle dans toute l’Europe.

Si la crainte du chat noir a survécu jusqu’à nos jours, elle s’est fortement affaiblie. Ainsi au
Royaume-Uni, le chat noir porte bonheur depuis … la défaite de Napoléon à la bataille de
Waterloo, en 1815 ! Une légende britannique raconte en effet que Napoléon, qui était très
superstitieux, aurait croisé un chat noir juste avant la bataille. Ce serait pour cette raison
que le chat noir porte malheur aux Français et bonheur aux Anglais ...

Quand on voit le nombre de siècles pendant lesquels des chats noirs furent sacrifiés dans
de nombreux pays d'Europe, il est surprenant de constater que le gène de la couleur noire
a survécu ... A moins que les chats ne possèdent effectivement neuf vies ? :-)

COMPLEMENTS :

• Norman Cohn : Démonolâtrie et sorcellerie au Moyen âge.
• Robert I. Moore (professeur d’histoire médiévale): La Première révolution européenne

Origine de BABORD ET TRIBORD

Publié le 30/11/2008 à 12:00 par lanas

Si vous souhaitez naviguer, il vous faudra apprendre bien des choses, à commencer
par distinguer bâbord et tribord. Un marin ne dit pas, en effet, "à gauche" et "à droite".

Suite ci-dessous :



Observons tout d’abord que le circonflexe sur le a de bâbord est aberrant. On prononce en
effet bâbord et non pas baaaabord.

Le terme vient du néerlandais bakboord, formé sur bak (le dos) et boord (le bord). Bâbord, c’est donc le côté auquel on tourne le dos … Oui mais, lequel ?

A l’époque ancienne, les pilotes néerlandais qui conduisaient une chaloupe la gouvernaient
à l’aide d’une godille fixée au côté droit. Ils tournaient donc le dos au coté gauche. Bâbord,
c’est donc le côté gauche de l’embarcation quand on regarde vers l’avant.



Les bateaux plus importants possédaient un gouvernail, lequel était fixé au côté droit, c’est
-à-dire le côté du gouvernail : le stuurboord, du néerlandais stuur (le gouvernail) et boord
(le bord)... Stuurboord a donné tribord, lequel est donc le coté du gouvernail, le bord droit
de l’embarcation quand on regarde vers l’avant.

Comment s’en souvenir ? Un truc bien connu des apprentis moussaillons : vous prenez le mot
"batterie" : la première syllabe, ba est à gauche ; la seconde, tri, est à droite. En visualisant
le mot, on a bâbord à gauche, tribord à droite ... C’est facile, mais un peu lent, surtout en cas
de forte tempête !


TERMINONS PAR L'ORIGINE DE QUELQUES TERMES MARITIMES ...


À l'abordage !

Le bordé d'un navire est le nom que l'on donne à son côté. Aborder est l'action, pour un navire,
de se placer côte à côte avec un autre navire, c'est-à-dire la position à prendre pour faire un
abordage. Ou encore, de prendre le contrôle d'un navire en y déversant son équipage qui saute
ainsi par-dessus le bordé pour attaquer le navire ennemi.



Branle-bas de combat !

Branle est l'ancien terme utilisé pour "hamac". Dans les navires, on donnait ordre de décrocher
les branles pour faire place aux canons, en préparation d'un combat, d'où l'expression
« branle-bas de combat ».



Pas de quartier !

Quartier est un terme de vieux français pour "vie sauve", "grâce" ou encore "miséricorde".
Ne pas faire de quartier signifie donc "ne pas laisser de vie sauve", et en définitive "massacrer
tout le monde".

Prendre son pied

Dans l'expression « sur le pied de l'adjudication », le "pied" est un terme de vieil argot qui
signifie une part de butin. De là l'expression prendre son pied et par extension
« c'est le pied ! ».



Plunterage (en anglais : plundering)

« Droit de plunterage », acte par lequel on donne le droit aux membres de l'équipage d'un
navire armé en course de s'emparer, sur un navire pris, de l'équipement et des effets
personnels de son homologue. Ainsi, le capitaine peut prendre les effets du capitaine du
navire pris, le chirurgien le coffre du chirurgien du navire pris, et ainsi de suite.

Paquebot. Écrit « Pacquettbott »

Paquebot signifie à l'origine un type de navire de marchandises, selon son étymologie
anglaise (Packet Boat) où le mot "packet" est lui-même un emprunt du français paquet.

Gens sans aveu
Aventuriers, personnes n'ayant pas de lien avec un Seigneur.


Cher lecteur, vous voilà fin prêt à embarquer en mer !

(Texte basé sur les études de l'éminent linguiste Bernard Cerquenglini)
1 2 3 4 5 6 7 8 | >>> | Dernière page